Dans un petit village de campagne, à quelques kilomètres de Paris, une femme, Goline
Un fameux samedi matin, cette femme, qui comme beaucoup d’autres, profitent de leur week-end afin de faire les courses de la semaine. Jusque là tout va bien, nous sommes, je le pense toutes dans ce cas. Profiter de notre journée de repos pour nous approvisionner, comme si nous n’avions rien d’autre à faire de plus intéressant …
Les courses, le linge, les courses, le repassage, les courses, le ménage….C’est tellement une torture, que parfois certaine personne en perde la tète.
En ce cas précis, c’est Goline :
-Goline est une femme qui court sans cesse, elle court après le temps, après les autres, après elle-même, Goline est une femme pleine de vie. Elle est aussi très nerveuse, ce qui fait d’elle hélas à son désagrément, qu’elle soit très tête en l’air. Goline est une femme très serviable, elle aide, elle donne, même si elle manque de temps, même si elle n’a pas, elle se plie en quatre pour l’autre. Je dirai que c’est une femme très humaine…Passons sur les éloges. Maintenant, je pense que vous situez à peu près la personne.
Peut-être faites vous partis de cette catégorie de personnes d’ailleurs ?
Revenons à ce fameux samedi matin..
Goline prend sa voiture, part faire son p’tit tour au village, au café du coin, elle parle à l’un à l’autre, elle aime le contact avec les gens, Goline est une marrante, les gens d’ailleurs le lui rendent bien. Elle manque de temps, mais, elle parle, elle parle….Le temps passe…
Goline n’a plus le temps, Goline a trainé, Goline court, elle court…Elle court…
Elle parcourt vite la surface du coin et le tabac non loin de là…Elle court encore..
Goline se gare très mal, toujours en double file, bah oui jamais le temps, de temps, elle court, c’est fou ce qu’elle court, elle n’arrête jamais.
Elle passe devant la boulangerie, elle freine d’un coup sec se rappelant subitement qu’il lui faut du pain, peut-être même un ou deux gâteaux, cela dépendra de la vitrine,.
Goline se gare en double file, hé oui une fois de plus, elle se gare n’importe comment, sans oublié bien sûr, ses feux de détresse, ça elle aime bien, elle le fait toujours.
Elle descend en trombe de son véhicule, monte les marches de la boulangerie, elle pousse la porte, aussi fort et vite qu’elle le peut, bah oui elle court, encore et toujours !...
La boulangère aussi charmante que souriante, bavarde, entame un dialogue...(tout le monde le sait les commerçants parlent ,ils n’arrêtent jamais non plus, c’est parfois d’un pénible à croire qu’ils sont obligés de parler pour vendre…)
C’est parti, Goline et la boulangère, on ‘ y va pour une causette bien longue et attrayante.Les minutes s’écoulent…
Puis tout de même à un moment donné la porte fait sonner la clochette de la boulangerie, histoire de rappeler à l’ordre qu’il faut vendre et cesser de parler.
Une voix grave et sèche, je dirai même agressive s’élève...« Elle est à qui cette voiture rouge, qui bloque mon garage, fait chier j’peux pas sortir !!! » A la petite Goline de répondre tres poliment avec un grand sourire» elle est a moi messieurs, je vais la déplacer, excusez moi je n’en avais que pour quelques minutes. » Tout en paniquant, s’adressant a la boulangère « j’arrive !… »
Goline monte dans sa voiture toute catastrophée... Elle manœuvre, elle conduit, elle roule…
Elle arrive enfin chez elle…déballe ses courses…
Met la table pour toute la famille, Goline est épuisée...Elle se touche le front, réfléchit un moment, regarde sa table mise…
« Merde, merde, j’ai oublié, j’ai oublié… »
Goline c’est mal garée, Goline a trop parlée, Goline a trop couru pour déplacer sa voiture…
Goline a oublié de retourner vers la boulangerie, Goline n’a pas de pain pour ce samedi midi…Goline n’a pas de tête !
Et vous, votre tête???


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